Angles-sur-l'Anglin

 

Angles-sur-l'Anglin

 

 

À LA DÉCOUVERTE D'ANGLES....

 

Angles est scindé en deux parties : la "ville haute" et la "ville basse". Depuis la rivière, du nom de l'Anglin, plusieurs passages à travers voûtes et escaliers en pierre conduisent à pied vers la ville haute où se dressent l'église romane et la maison du cardinal La Balue. Les maisons présentent souvent des façades Renaissance et des toits à quatre pentes, coiffés de tuiles ou d'ardoises. Des venelles et des sentes cachées s'ouvrent de beaux points de vue sur la vallée et la ville basse. Le site de la Huche Corne offre ainsi un superbe panorama sur le château : c'était de là, que les habitants de la ville basse étaient appelés quand le four du village était chaud. La ville basse se déploie sur l'autre rive dela rivière, autour de la collégiale Sainte-Croix. Celle-ci est agrémentée d'un portail roman. Ses maisons du XVe siècle ont parfois conservé leur escalier extérieur en pierre.
A partir de la place principal de la ville haute, prenez la rue pavée qui descend vers l'Anglin et son vieux moulin à roue. Traversez le pont pour rejoindre la ville basse et allez admirer le portail de la collégiale Sainte-Croix.

 

 

 

Fondé au début du XIè siècle par Gilbert, évêque de Poitiers, le château d'Angles surveille la frontière orientale du Poitou. Vers 1100, il devient possession des Lusignan. En 1192, afin d'éviter à l'évêque de payer la rançon de Richard Coeur-de-Lion captif, les Lusignan y accueillent le trésor de la cathédrale. Ils quittent Angles à la fin du XIIIè siècle et l'évêque y redevient le véritable seigneur.
Au début de la guerre de Cent Ans, le capitaine du château, Guichard IV d'Angles, est nommé sénéchal de Saintonge (1346). Valeureux guerrier, il combat aux cotés du roi de France, Jean le Bon. Suite à la défaite des Français à Poitiers en 1356, Angles passe sous domination anglaise. Guichard, sur la demande de Jean le Bon, prête alors serment au roi d'Angleterre. Après la reconquête du Poitou par Du-Guesglin et le duc de Berry (1375), Guichard est accusé de trahison et ses biens sont confisqués. Vers 1424, la châtellenie d'Angles, forte de 60 fiefs environ, est érigée en baronnie royale par Charles VII. Les évêques Hugues de Combarel (1424-1441) et Guillaume de Charpagne (1441-1448) effectuent alors d'importants travaux.
Aux XVIè et XVIIè siècles, le château subit les troubles des guerres de religion et de la Fronde. Peu à peu, l'édifice est délaissé et abandonné en 1702. Carrière publique à la Révolution, il est divisé en parcelles cultivées au XIX° siècle. Acheté par la société des Antiquaires de l'Ouest, il est classé Monument Historique en 1926. Depuis 1986, il est propriété de la commune.

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Le ROC aux SORCIERS

"Lascaux de la sculpture"

 

  Frise unique au monde, tant par la qualité, que par l'importance des sujets, gravés et sculptés.
   

 

ANGLES-SUR-L'ANGLIN

Village d'artistes depuis 15 000 ans

 

Classé monument historique le 18 janvier 1955, le site du Roc aux Sorciers, fouillé partiellement par Lucien Rousseau en 1927, livra un gisement de sculptures magdaléniennes découvertes et étudiées de 1947 à 1957 par Suzanne de Saint-Mathurin et Dorothy Garrod.
Un fac similé de la frise est présenté et commenté depuis 2008.

Une protection de ce site unique au monde a été effectuée par l'Etat responsable de la réalisation et de l'entretien pour la préservation du site pour les générations futures.

Geneviève Pinçon, préhistorienne, dirigeant le Comité scientifique du projet de restitution du moulage du Roc aux Sorciers, met l'accent sur "le caractère unique de ce site, sur son intérêt majeur, sa notoriété internationale dans les milieux scientifiques due à la qualité des œuvres pariétales sculptées monumentales qu'il renferme... Cette frise sculptée, encore in situ sur plus de 18 mètres de long au fond de l'abri sous roche d'Angles, est un joyau de la préhistoire. Sur cette frise se côtoient de façon très organisée des bouquetins, chevaux, bisons, félins, femmes et autres thèmes rendus en entier et en grandeur nature pour certains, et notamment les femmes et les bouquetins... Les techniques utilisées sont très variées, alliant hauts-reliefs, bas-reliefs, gravures, peintures. Par sa richesse thématique, stylistique et technique, par son ampleur et son état de conservation exceptionnel, le site du Roc aux Sorciers apparaît comme un site majeur dans la préhistoire européenne..."

Autour de la reproduction de la frise sculptée, un "centre d'interprétation" autorisera une reconstitution virtuelle du site ; des films, des expositions temporaires, des conférences et séminaires, des animations pédagogiques pour les scolaires seront au programme.
Le site d'Angles sera "mis en réseau" avec d'autres lieux de préhistoire.

"Il y a 15.000 ans, des gens se sont installés dans cet abri sous roche, ici sur la rive de l'Anglin, et leurs descendants s'y sont maintenus durant plus d'un millénaire. Nous souhaitons faire comprendre au public pourquoi ils se sont plus ici à ce point, comment ils y ont vécu et ce qui les a poussés à devenir de tels artistes" promet Geneviève Pinçon.

 

 

l'ABBAYE BÉNÉDICTINE de FONGOMBAULT

et ses chants grégoriens

 
 

Située à10 km, L'abbaye Notre Dame de Fontgombault est connue de part le monde.

Elle fut fondée par Pierre de l'Étoile en 1091. Interrompue en 1741, la vie bénédictine y a été restaurée en 1948 par des moines de l'abbaye de Solesme; Le monastère fait donc partie de la congrégation bénédictine de Solesmes, dont le berceau fut l'abbaye Saint-Pierre de Solesmes (Sarthe), relevée par Dom Prosper Guéranger en 1833, alors que la vie bénédictine avait été dispersée par la tourmente révolutionnaire.

C'est un lieux consacré au reccueillement. L'abbaye regroupe actuellement près de 60 moines Bénédictins qui développent divers activités. La grand messe quotidienne et les vêpres sont l'occasion d'écouter de magnifiques chants grégoriens